Mar, 28 Jul 2026 12:58
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El «síndrome Lekjaa»: comentario ¿El Estado marroquí confiscado en la democracia?

El «síndrome Lekjaa»: comentario ¿El Estado marroquí confiscado en la democracia?

Tribuna — Isaac Hammouch A la llegada de las elecciones legislativas de 2026, el rumor de una designación previa de Fouzi Lekjaa a la primatura completa. Derrière l’…

Tribuna – Isaac Hammouch

De cara a las elecciones legislativas de 2026, el rumor de una designación previa de Fouzi Lekjaa a la primatura termina. Después del ascenso fulgurante del patrón del fútbol marroquí, es todo un sistema de captación del poder que se dévoile. Ante la imposición de los tecnócratas adoubés d’en haut, el Makhzen ne se contente pas de mépriser le sufragio universal; il étouffe les aspirations d’un peuple épuisé par les crisis sociales et assoiffé de véritable souveraineté.

Il ya quelque chose de profundamente trágico dans la manière dont se dessine l’avenir politique du Maroc. A près de dos y las elecciones legislativas de 2026, les dés semblent déjà pipés. Dans les salons de Rabat, dans les rédactions sous contrôle et sur les réseaux sociaux, un seul nom résonne como una evidencia prefabricada: Fouzi Lekjaa. Ministre délégué au Budget, patrono de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), el hombre vient d’adhérer officiellement au Parti Authenticité et Modernité (PAM). Una maniobra que no es un trompé personal. Le message est clair: voici votre prochain Chef du gouvernement.

¿Más quién ha decidido? Ciertamente pas les Marocains.

Esta crónica de una nominación anunciada es un insulto a la inteligencia de un pueblo que se debe a su madurez política. En propulsant une figure technocratique vers le sommet de l’exécutif avant même que le premier bulletin ne soit glissé dans l’urne, l’appareil d’État – le Makhzen – perpétue una tradicion funeste: celle de la confiscation du choix democratique.

La ilusión del tecnócrata «salvador»
L’histoire bégaie, et la mémoire marocaine saigne encore de la précédente expérience. Recuerdos de 2021. Aziz Akhannouch, millardo y líder del Rassemblement National des Indépendants (RNI), espera estar a la altura de una ingeniería política similar. Il était prrésenté comme le manager providentiel, l’homme capaz de gérer l’État comme on gère un conglomérat florissant.

Trois ans plus tard, le constat est implacable. Les Marocains étouffent sous le poids d’une inflación galopante. Le chômage ravage la jeunesse — un jeune actif sur trois est sur le carreau —, la crisis de l’eau assèche les campagnes et le pouvoir d’achat n’est plus qu’un lointain souvenir. Les hôpitaux publics manquent de tout, et les écoles continuent de fabriquer de l’inégalité. Akhannouch, impulsado por las altas esferas para «hacer el trabajo», ha demostrado los límites de una gobernanza desconectada de las realidades populares.

Aujourd’hui, on nous rejoue la même pièce avec Fouzi Lekjaa. Parce qu’il a équilibré des presupuestos y brillantemente orquestado la épopée des Lions de l’Atlas au Mondial 2022, il serait l’homme providentiel pour mener le Maroc vers la Coupe du monde 2030. Mais depuis quand la gestion d’une federation sportive, aussi prestigieuse soit-elle, tient-elle ¿en lugar de proyecto de sociedad? Un país de alrededor de 40 millones de dólares, atravesado por fracturas sociales béantes, no se gana como preparar un torneo de fútbol. Les Marocains ne réclamment pas des stades climatisés ; ils exigent du Pain, de la dignité, des hôpitaux qui soignent et des écoles qui instruisent.

Un déficit democrático asfixiante
Esto es lo que está pasando aquí con la persona de Fouzi Lekjaa. Esta es la supervivencia misma de la idea democrática en Marruecos. La Constitución de 2011, arrachée par la rue lors du Mouvement du 20 Février, promettait una monarquía parlamentaria où les urnes dicteraient l’alternance. Sin embargo, la realidad es una célula de una democracia de fachada.

Cuando los partidos políticos, censés être les courroies de transmisión de la voluntad popular, se reducen a de simples coquilles vides asistentes que leur paracaídas a un líder de la administración, c’est tout le contrat social qui s’effondre. Le PAM, en accueillant Lekjaa, ne reclute pas un militante; Importa una política de precaución para garantizar la victoria. Este es el triunfo de la burocracia sobre la política, del casting sobre la elección.

Ce verrouillage s’accompagne d’un climat de répression qui ne dit pas son nom. Comment parler de choix libre quand la presse indépendante a été méthodiquement laminée ? Las condenas de periodistas de investigación como Taoufik Bouachrine, Soulaimane Raissouni o Omar Radi, sous le couvert d’accusations de mœurs falaciauses, enviaron un mensaje glacial a todos los ceux que osent miran el poder en face. Los informes de Human Rights Watch y Amnistía Internacional denuncian un «ecosistema de represión» o la disidencia está borrada para mantener la ilusión de una estabilidad perfecta. Bajo este silencio forcé, la nominación preventiva de un Primer Ministro pasó para una simple formalidad administrativa.

Le peuple mérite mieux
Est-ce que ce pays ne mérite pas mieux ? Est-ce que les Marocains, qui ont bâti ce pays à la sueur de leur front, ne méritent pas le droit fondamental de choisir librement ceux qui les gouvernent ?

Asista a las elecciones. Laisser les partis débattre, proponer des visiones contradictoires, et laisser chaque citoyen trancher dans le secret de l’isoloir. Cela s’appelle la démocratie. Es el mínimo vital para una nación que pretende formar parte de la mesa de los grandes emergentes.

La stratégie des grands chantiers et du rayonnement international (TGV, ports géants, Coupe du monde 2030) es una vitrina magnífica. Mais une vitrine ne nourrit pas un peuple. Si le développement ne ruisselle pas, s’il ne se traduit pas par unae Justice sociale tangible et un respect scrupuleux des droits humains, il n’est qu’un mirage.

Marruecos se encuentra en un punto basculante. Poursuivre dans la voie de la confiscation du pouvoir par una élite tecnocrática, c’est prendre le risque d’una ruptura definitiva entre el Estado y la sociedad. La colère gronde, silencieuse mais profonde. Il est temps de rendir le pouvoir à qui il appartient de droit: au peuple marocain.

La democracia no es un lujo reservado a otros. Elle est la seule garantie d’une paix sociale véritable. Il ne tient qu’à nous, citoyens, de rechazo les escenarios écrits d’avance.

Isaac Hammouch es periodista y escritor belga-marroquí. Autor de plusieurs ouvrages et de muchos tribunes, analiza los proyectos de la sociedad, las cuestiones de gobierno y las mutaciones del mundo contemporáneo.

Publicado anteriormente en The European Times.

Isaac Hammouch

Periodista especializado en noticias europeas y política internacional.