Vie, 27 Feb 2026 04:07
Volver a la portada

Contrairement à Ursula von der Leyen, Alain Berset nomme un envoyé pour défendre les minorités religieuses en Europe.

Contrairement à Ursula von der Leyen, Alain Berset nomme un envoyé pour défendre les minorités religieuses en Europe.

Conseil de l’Europe / Europe / FORB / Actualités

Contrairement à Ursula von der Leyen, Alain Berset nomme un envoyé pour défendre les minorités religieuses en Europe.

5 min de lecture
Commentaires

Contrairement à Ursula von der Leyen, Alain Berset nomme un envoyé pour défendre les minorités religieuses en Europe.
Conseil du droit d’auteur de l’Europe

La mesure prise par le Conseil de l’Europe vise à lutter contre l’antisémitisme, la haine anti-musulmane et l’intolérance religieuse en général.

Alors que les incidents haineux et la polarisation franchissent les frontières, le Secrétaire général du Conseil de l’Europe Alain Berset L’organisation a lié la protection des minorités religieuses à son engagement fondamental d’après-guerre, « plus jamais ça », et à son action quotidienne en matière de lutte contre les discriminations et de renforcement de la résilience démocratique. Cette approche est à la fois symbolique et institutionnelle : du devoir de mémoire de l’Holocauste et du dialogue interreligieux à la coordination concrète des organes du Conseil de l’Europe qui surveillent le racisme, l’intolérance et le respect des droits de l’homme par les États membres.

On 5 December 2025
À Strasbourg, le Conseil de l’Europe a annoncé que Irène Kitsou-Milonas avait entamé son mandat de secrétaire générale Représentant spécial chargé de la lutte contre l’antisémitisme, la haine anti-musulmane et toutes les formes d’intolérance religieuse, ayant pris ses fonctions sur 1 décembreDans son annonce, Berset a présenté cette publication comme une réponse aux forces de la haine qui « affaiblissent la démocratie et divisent les communautés », qualifiant ce travail de « fondamental » pour la protection du « projet de paix » du Conseil de l’Europe.

Cette nomination est importante pour les minorités religieuses car elle est conçue comme une rôle de coordination et d’influence Il s’agit d’un engagement à travers l’ensemble des mécanismes du Conseil de l’Europe, et non d’une simple déclaration ponctuelle. Ce mandat comprend l’instauration d’un dialogue régulier avec les responsables et les communautés religieuses, le soutien aux initiatives de commémoration de la Shoah et une collaboration étroite avec des organismes tels que… Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) et le comité directeur de lutte contre la discrimination CDADI.

Cette importance institutionnelle est redevenue plus claire sur 27 Janvier 2026Lors de la commémoration de la Shoah organisée par le Conseil de l’Europe à Strasbourg, Berset a averti que la haine visant des personnes « en raison de leur foi » persiste et a affirmé que le devoir de mémoire doit se traduire par le refus de « toute forme d’intolérance religieuse, ici et maintenant ».

Où se situe la notion de « minorités religieuses » dans la boîte à outils du Conseil de l’Europe

Contrairement à l’Union européenne, le pouvoir d’influence du Conseil de l’Europe repose sur… normes et surveillance des droits de l’homme à travers Etats membres 46 — plus visiblement à travers le Convention européenne des droits de l’homme le système et la jurisprudence du Cour européenne des droits de l’hommeEn pratique, la protection des minorités religieuses recoupe souvent des problématiques plus larges suivies par le Conseil : discours de haine, discrimination dans l’éducation ou l’emploi, restrictions liées à des raisons de sécurité et traitement inégal par les autorités publiques.

En outre, le dispositif de protection des minorités mis en place par le Conseil comprend : Convention-cadre pour la protection des minorités nationalesCe traité, largement décrit dans les travaux du Conseil de l’Europe comme un instrument juridiquement contraignant fondamental dans ce domaine, ne se limite pas à la religion. Il recoupe fréquemment la question de l’identité religieuse au sein des communautés minoritaires et s’inscrit dans le cadre plus large des droits humains où intervient le bureau de Berset.

Qu’est-ce qui change maintenant ? Et que faut-il regarder ?

Le mandat du Représentant spécial n’est pas un pouvoir coercitif en soi ; c’est un levier politique et administratifIl s’agit de définir les priorités, de maintenir la pression sur la coordination et d’orienter la manière dont le Conseil collabore avec les États membres et les partenaires. L’annonce souligne explicitement la coopération avec d’autres instances internationales – notamment les plateformes de l’UE et de l’OSCE – et l’élaboration de documents stratégiques et de propositions d’action pour le Conseil de l’Europe.

Pour les communautés minoritaires, le test consistera à déterminer si ce rôle aboutit à des résultats mesurables : une mise en œuvre plus rigoureuse des normes de l’ECRI, un suivi plus cohérent lorsque les gouvernements tolèrent ou minimisent la haine à motivation religieuse, et des directives publiques plus claires sur la protection de la liberté de religion ou de conviction tout en préservant l’ordre public sans discrimination.

Ces dernières semaines, Berset a également joué un rôle important dans les débats du Conseil de l’Europe sur la « sécurité démocratique » de l’Europe et la résilience du cadre juridique du continent – ​​des thèmes qui, en pratique, déterminent si les protections des minorités restent solides lorsque le climat politique se durcit. Pour plus d’informations, voir : The European Times« Les précédents reportages sur son discours devant l’Assemblée parlementaire. » En savoir plus.

Un contraste avec Bruxelles : les lacunes des envoyés spéciaux de l’UE pour la liberté de religion ou d’identité

La décision de Berset de nommer un représentant spécial dédié auprès du Conseil de l’Europe intervient également dans un contexte délicat à Bruxelles : l’Union européenne a longtemps fonctionné sans envoyé spécial en fonction de manière permanente pour la promotion de liberté de religion ou de conviction hors de l’UE. Dans une série de points de presse, Human Rights Without Frontiers réalisateur Willy Fautré Il soutient que ce poste a été laissé vacant ou sous-doté à plusieurs reprises pendant de longues périodes, créant ce qu’il décrit comme un déficit de crédibilité entre la rhétorique de l’UE et un suivi diplomatique soutenu.

Le rapport de Fautré fait état de longues interruptions après la fin du mandat de Juncker fin 2019, d’une nomination éphémère en 2021 et d’une nouvelle incertitude après la conclusion, fin 2024, du mandat de deux ans de Frans van Daele (nommé en décembre 2022). La page publique de la Commission européenne consacrée à son dialogue au titre de l’article 17 indique toujours que van Daele a été nommé en décembre 2022alors que des organisations de la société civile et certains députés européens ont pressé la Commission de préciser quand et comment un successeur sera choisi.

  • Conseil de l’Europe: Le bureau de Berset nomme un représentant spécial pour l’antisémitisme, la haine anti-musulmane et toutes les formes d’intolérance religieuse, chargé de coordonner le travail de surveillance et d’établissement des normes au sein du Conseil de l’Europe.
  • Union européenne: Selon La compilation de FautréDepuis 2019, la fonction d’envoyé spécial de l’UE pour la liberté de religion ou d’identité a connu des vacances de poste répétées et une continuité limitée, ce qui a suscité des appels répétés de la société civile et de certains membres du Parlement européen en faveur d’un processus de nomination transparent et de rapports publics réguliers.

Cette divergence est importante pour les minorités religieuses car les deux institutions façonnent l’écosystème européen des droits de l’homme : Strasbourg par le biais de normes juridiques et d’un suivi dans les États membres, et Bruxelles par le biais de l’action extérieure, des échanges commerciaux et des partenariats d’élargissement. Les critiques affirment que les lacunes persistantes au sein de l’UE affaiblissent l’engagement durable contre la persécution et l’intolérance à l’étranger ; les partisans de la réforme rétorquent que tout nouveau mandat d’envoyé spécial de l’UE devrait être étroitement lié aux droits universaux – notamment la protection des non-croyants et contre la discrimination justifiée au nom de la religion – un argument repris publiquement par des eurodéputés et des ONG. Humanists International a résumé une de ces lettres transpartisanes. nous demandons une plus grande transparence et des garanties renforcées concernant la prochaine nomination.

Références

Foto del avatar

Europa Hoy

Periodista especializado en noticias europeas y política internacional.