Vie, 27 Feb 2026 04:09
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Un nouveau projet de loi suscite un débat au sein des communautés religieuses du Québec

Un nouveau projet de loi suscite un débat au sein des communautés religieuses du Québec

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Un nouveau projet de loi suscite un débat au sein des communautés religieuses du Québec

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Un nouveau projet de loi suscite un débat au sein des communautés religieuses du Québec
Photo de Sondoce wasfy sur Unsplash

Le gouvernement du Québec, la plus grande province du Canada, a déposé un nouveau projet de loi, le projet de loi n° 9 – Loi sur la laïcité de l’État –, qui a suscité un vif débat public et des critiques de la part des organisations religieuses. Ce projet de loi complète les règlements en vigueur de 2017 et 2019 et renforce les restrictions concernant la présence religieuse dans la sphère publique.

Le projet de loi interdirait aux fonctionnaires de porter des signes religieux visibles, tels que le hijab, le turban, la kippa et les grandes croix ; il limiterait les prières et les cérémonies religieuses dans les universités ; il fermerait les salles de prière des collèges et universités dès l’année prochaine ; il imposerait le port du masque aux employés des garderies ; il abrogerait la réglementation relative aux lieux de culte et rendrait les menus conformes aux exigences religieuses. La loi établit une distinction entre les signes « ostentatoires » et les signes « discrets », non intrusifs, autorisés pour les fonctionnaires.

Des exceptions sont prévues pour les « éléments du patrimoine religieux du Québec », ce qui permet d’interpréter les symboles catholiques comme étant culturels plutôt que religieux, comme le crucifix.

Le gouvernement soutient que cette initiative est nécessaire pour préserver la neutralité religieuse de la province et prévenir tout parti pris dans les nominations fondé sur l’appartenance religieuse.

La sécularisation au Québec a des racines historiques profondes. Jusque dans les années 1960, l’Église catholique jouait un rôle prépondérant dans l’éducation et les soins de santé. Durant la « Révolution tranquille », son influence a fortement diminué et l’État a pris le contrôle d’institutions publiques clés.

Ces dernières années, le débat sur la laïcité s’est intensifié dans un contexte d’immigration croissante et de tensions sociales, notamment après les manifestations pro-palestiniennes sur les campus universitaires. Le premier ministre François Legault a déclaré que ces mesures visaient à protéger l’identité québécoise et à garantir la neutralité du secteur public.

Les détracteurs du projet de loi affirment qu’il affecte de manière disproportionnée les femmes musulmanes travaillant dans le système éducatif, car certains symboles religieux ne peuvent être « cachés ». Certaines organisations qualifient les mesures de discriminatoires et mettent en garde contre une exclusion sociale croissante.

D’autres analystes estiment que cette initiative détourne l’attention de graves problèmes sociaux tels que la pénurie de personnel médical et la crise du logement.

Selon le recensement de 2021, environ 145 000 personnes au Québec se déclarent orthodoxes. La province compte des dizaines d’églises orthodoxes et plusieurs communautés monastiques. À l’heure actuelle, aucune restriction ne s’applique aux activités religieuses dans les églises ni à l’administration des sacrements dans les hôpitaux et les établissements sociaux.

Toutefois, des incertitudes subsistent quant au statut des chapelles universitaires, des services d’aumônerie et des événements religieux publics.

Source : Orthodoxie publique

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Europa Hoy

Periodista especializado en noticias europeas y política internacional.