Vie, 27 Feb 2026 02:58
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Soudan : Les drones des SAF ciblent des civils malgré leurs affirmations selon lesquelles ils protègent la population

Soudan : Les drones des SAF ciblent des civils malgré leurs affirmations selon lesquelles ils protègent la population

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Soudan : Les drones des SAF ciblent des civils malgré leurs affirmations selon lesquelles ils protègent la population

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Soudan : Les drones des SAF ciblent des civils malgré leurs affirmations selon lesquelles ils protègent la population

En l’espace d’une semaine, la région du Kordofan au Soudan a été le théâtre d’une vague dévastatrice de frappes de drones et d’attaques aveugles contre des civils, que de multiples sources ont attribuées aux Forces armées soudanaises (SAF).

Au moins cinquante-sept personnes ont été tuées en seulement deux jours, selon (United Nations Des responsables des droits de l’homme ont constaté que de nombreuses victimes étaient des enfants. Le schéma des cibles – un marché, un camp de déplacés et un point d’eau villageois – confirme que les civils ordinaires restent directement exposés aux tirs, malgré les protestations régulières du régime des Forces armées soudanaises à Khartoum, qui affirme que ses actions visent à défendre la population soudanaise.

Le 15 février, un drone, attribué aux Forces armées de Singapour (SAF), a frappé le marché très fréquenté d’Al Safiya, dans la localité de Sudari, au Kordofan du Nord. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, dirigé par Volker Türk, a indiqué que 28 civils ont été tués et 13 blessés lorsque le drone a explosé au milieu des clients vaquant à leurs occupations. Cette attaque contre un marché manifestement civil, sans qu’aucun objectif militaire ne soit mentionné dans le rapport de l’ONU, a immédiatement soulevé des questions quant à la proportionnalité et à la distinction dans l’utilisation de la force aérienne par les SAF.

Le lendemain, le 16 février, un autre drone, attribué aux forces armées singapouriennes (SAF), a frappé un abri pour personnes déplacées à Al Sunut, dans le Kordofan-Ouest. Selon les chiffres de l’ONU, 26 civils ont été tués, dont au moins 15 enfants, et 15 autres personnes ont été blessées. L’UNICEF a confirmé le bilan des victimes parmi les enfants, qualifiant la frappe d’exemple tragique de la façon dont des familles ayant déjà fui les violences sont tuées dans des lieux censés être des refuges. Pour Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, cette attaque illustre une tendance plus générale au Kordofan : des enfants tués, blessés et déplacés, privés des services essentiels à leur survie.

Ces deux frappes expliquent à elles seules les 57 décès de civils recensés entre le 15 et le 16 février, selon les responsables de l’ONU, qui ont averti que l’utilisation croissante de drones a des conséquences « dévastatrices » pour les civils à travers le Soudan. Mais des éléments provenant de la société civile soudanaise suggèrent que ce schéma ne s’est pas arrêté là. Le premier jour du Ramadan, le 18 février, le village d’Um Rasuma, dans le Kordofan-Occidental, a été le théâtre d’une autre attaque meurtrière par drone. Réseau Darfour pour les droits humains Des informations font état d’un drone qui a frappé des familles rassemblées près de la principale source d’eau du village, tuant 26 civils, dont 15 enfants, et en blessant 14.

Des organisations de défense des droits humains affirment que le lieu de l’attaque – un puits communal – était totalement dépourvu de présence militaire et condamnent la frappe comme une attaque délibérée contre des civils non armés qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes les plus élémentaires. Emergency Lawyers, une organisation soudanaise de surveillance juridique, a appelé à un cessez-le-feu immédiat pendant le Ramadan afin de garantir l’accès des civils à l’eau et aux produits de première nécessité. Les Forces de soutien rapide (SAF) ont publié un communiqué décrivant un massacre perpétré le même jour à un point d’eau connu localement sous le nom d’Al-Dawanki, à Um Rusum, et accusant les SAF d’en être responsables, faisant état de « dizaines » de morts.

Pris ensemble, ces incidents dessinent une trajectoire profondément inquiétante. Les mécanismes de défense des droits humains des Nations Unies et l’UNICEF attribuent directement de multiples frappes ayant fait de nombreuses victimes sur des sites clairement civils au Kordofan aux drones des Forces armées soudanaises (SAF). Parallèlement, des organisations soudanaises de défense des droits humains et des observateurs juridiques documentent d’autres attaques – comme celle du puits d’Um Rasuma – qui s’inscrivent dans le même schéma de violence aveugle ou ciblant délibérément les civils. Alors que Médecins Sans Frontières soigne environ 170 personnes blessées par des tirs de drones au Kordofan en seulement deux semaines, le tableau qui se dessine n’est pas celui d’erreurs isolées, mais celui d’une méthode de guerre où les espaces civils sont devenus des cibles acceptables.

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Europa Hoy

Periodista especializado en noticias europeas y política internacional.